Quels choix relèvent de la volonté de la famille, ou de la volonté du défunt ?

Les soins apportés au défunt

Il existe deux techniques distinctes de conservation des corps : l’utilisation du froid (avec des techniques temporaires et les cases réfrigérantes) et les soins somatiques (dits “soins d’hygiène et de présentation“). Ces techniques ne sont pas à confondre avec la “toilette et l’habillage du corps“ ou la “toilette rituelle religieuse“. Ces différentes techniques ne peuvent être réalisées qu’après la constatation du décès par le médecin. Cela, sous reserve qu’il n’y ait pas d’obstacle médico-légal.

Les techniques temporaires du froid

Elles peuvent être utilisées lorsque les obsèques sont réalisées rapidement. Elles reposent sur l’utilisation de matériels comme des rampes ou des lits mortuaires réfrigérants.

Les cases réfrigérantes

Il s’agit d’un matériel professionnel et agréé qui permet de conserver dans de bonnes conditions le défunt jusqu’au jour des obsèques. Les chambres mortuaires comme les chambres funéraires en sont équipées.

Les Soins d’Hygiène et de présentation

Ils permettent la conservation du corps du défunt pour des périodes plus longues, sans nécessairement avoir recours aux techniques de froid. Ils redonnent aussi une certaine élasticité aux tissus et suppriment en grande partie des marques post mortem, ce qui donne au défunt un aspect apaisé. Lors de son intervention, le thanatopracteur pratiquera aussi une toilette et un habillage du défunt. La pratique de cette discipline scientifique fait l’objet d’un diplôme, délivré par le Ministère de la Santé.

Toilette et habillage du corps

Il s’agit de rendre le défunt présentable aux personnes qui souhaitent lui rendre un dernier hommage afin qu’ils en gardent un meilleur souvenir. La toilette est réalisée par les agents hospitaliers et dans certaines cliniques ou établissements de soins. Elle est réalisée par du personnel habilité des pompes funèbres ou par le personnel de la chambre funéraire, et par le thanatopracteur lorsqu’il réalise des soins d’hygiène et de présentation.

Le don d’organes

La réglementation

La loi dite “bioéthique“ du 29/07/1994 a prévu que toute personne est supposée avoir consenti au don d’organes en vue de greffes après son décès, si elle n’a pas manifesté son opposition de son vivant. À partir de ces règles générales, plusieurs cas de figure peuvent se présenter :
Si le défunt avait clairement manifesté, de son vivant, le souhait de faire don de ses organes (par exemple en portant sur lui la carte de donneur de l’Etablissement Français des Greffes), le prélèvement peut être effectué immédiatement.
La loi du 26 janvier 2016, relative à la modernisation du système de santé, prévoit l’accès en ligne au registre national des refus géré par l’agence de la biomédecine.

Le don du corps

Le don du corps (à ne pas confondre avec le don d’organes) consiste à léguer son corps à la science, afin qu’il serve à l’enseignement de l’anatomie aux futurs médecins et chirurgiens, ou à des recherches médicales dans différents domaines (orthopédie, microchirurgie, cancérologie…). La décision doit avoir été prise du vivant du défunt et par lui-même. Elle se matérialise par la possession d’une carte délivrée par les hôpitaux.

Devenir du corps

Le corps sera crématisé et les cendres seront dispersées de façon anonyme. Le corps ne sera en aucun cas rendu à la famille. Cette dernière ne pourra pas non plus assister à la crémation ni être informée du jour et de l’heure de son déroulement.

L’inhumation

Réglementation de l’inhumation

La pratique en est bien connue, il s’agit de mettre en terre ou en caveau le cercueil du défunt. L’inhumation doit avoir lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès (les dimanches et jours fériés n’étant pas pris en compte pour ce calcul. Le cercueil est obligatoire pour une inhumation, qu’il s’agisse d’une “inhumation en pleine terre“ ou d’une “inhumation en caveau“.

La crémation

La pratique en est moins connue mais elle est en forte évolution (60 % des décès en France). Elle consiste à crématiser le corps du défunt dans une installation spécialisée et agréée (un crématorium).

Réglementation de la crémation

La crémation doit avoir lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès (les dimanches et jours fériés n’étant pas pris en compte pour ce calcul). La crémation est réalisée avec un cercueil (qui est aussi obligatoire). Le déroulement des obsèques, jusqu’à la crémation, est le même que dans le cas d’une inhumation, toutefois, la fermeture de cercueil se fera en présence d’un commisaire de police, ou d’un fonctionnaire de police délégué par ses soins. A défaut, la fermeture du cercueil se fera en présence d’un élu municipal ou d’un garde champêtre.